God save the Queen : l’hymne à la gloire de Louis XIV

God save the queen

Le premier, sobre, didactique, wikipédiasque dirais-je, avance plusieurs théories plus sérieuses les unes que les autres. L’une des thèses plaide en faveur d’un chant adopté en 1745 par les Hanovres à la suite de leur victoire sur les Stuarts qui virent s’envoler leurs espoirs d’accession au trône d’Anlgeterre.

La deuxième, beaucoup plus marrante, est la suivante (*) : Louis XIV, comme à son habitude, se goinffrait, se baffrait, engloutissait jour après jour des repas gargantuesques et, pour se purger de tous ces mets qui lui causaient des problèmes intestinaux, se faisait prescrire lavements rectaux sur lavements rectaux . Cette hygiène douteuse lui causa une fistule annale. Celle-ci causa au roi soleil de telles douleurs, que la décision d’opérer le divin popotin survint à la fin de l’an de grâce 1686, après quatre années de souffrances. Une dizaine d’opérations plus tard, le conduit clandestin est résorbé et le peuple loue ce qu’il considère comme un miracle. Lulli compose un hymne à la gloire de Dieu ; madame de Brinon écrit ces paroles : « Grand Dieu sauve le roi…« .
Près de trente années plus tard, Haendel rapporte cette musique en Angleterre et offre au roi Georges 1er l’œuvre en la signant de son nom. Ainsi naquit l’hymne anglais, rendant grâce au Seigneur d’avoir sauvé Louis XIV de sa fistule annale, devant lequel se prosterne encore aujourd’hui tout un peuple et sa haute noblesse.

(*) D’après « L’histoire de France pour les nuls ».