Aubervilliers : au coeur d’un CCAS
Cliquez sur l’icône « diaporama » (à droite) pour voir le reportage en plein écran.
© Guillaume Garvanèse - Tous droits réservés
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Plutôt que de coller toutes les interviews vidéo à la suite dans une page, j’ai rassemblé tous les protagonistes sur une seule photographie panoramique de la salle des Pas perdus. Le choix de cette salle est purement esthétique ; la salle des 4 colonnes est la plus connue (c’est dans celle-ci que se font les interviews des députés), mais elle est moins belle, moins lumineuse et fait toujours l’objet d’incessants passages.
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Je suis assez content du résultat final, mais je commence à voir les limites de Vuvox, notamment en matière de rendu d’image. L’outil massacre allègrement les cartes insérées, et nous avons été incapables de lui faire afficher une image de plus grande taille et de meilleure qualité.
De plus, si le rendu est intéressant, la phase de montage est assez pénible car la « table de montage » est pleine de bugs et souffre de manques de fonctionnalités essentielles (un bouton Annule/Refait par exemple) et, surtout, nos montages sont totalement dépendant de l’existence du site Vuvox ; ce qui ne me plait guère.
De même, je suis sceptique quant au priorités des développeurs de Vuvox : plutôt que de résoudre les bugs et intégrer de nouvelles fonctions essentielles, la seule évolution notable réside en un menu « partager sur Facebook ». Cela est révélateur du public visé et des objectifs de cette plateforme. Il est donc urgent de trouver mieux et plus sérieux pour les sujets complexes de qualité. C’est dans cette optique que nous cherchons actuellement un moyen simple et rapide de fabriquer nos propre interfaces ; peut-être Adobe Catalyst.
Mise à jour du 13 octobre : Vuvox semble devenir extrêmement peu fiable. Nous venons de découvrir que toutes les images des cartes et les vidéos ont disparu du montage final. C’est aussi le cas avec d’autres sujets publiés antérieurement. Il faut trouver autre chose.
En matière de reportage rich-media, j’ai toutes les peines du monde à dénicher des initiatives françaises intéressantes. La plupart du temps, on affuble de ce nom « hype » un simple diaporama sonore habillé de noir, et zou ! champomy, congratulations, France Gall à fond et lunettes à grosses montures écaillées pour tout le monde ; le futur est à nous !
Sauf que le futur, il est juste passé il y a 10 ans, que toutes les technologies utilisées dans le « Web 2.0 » sont connues depuis la fin des années 90, et que seul l’immense ego des journalistes pour qui technologie rime avec industrie (comprendre méprisable travail manuel indigne d’un cerveau de compétition, hum…) contribue à faire stagner la créativité au ras des pâquerettes. Voici donc une exception rafraichissante dans un monde dans lequel Internet c’est compliqué, c’est tout nouveau.
Le reportage s’intitule « Le corps incarcéré » (lauréat du prix du Web-documentaire RFI/France 24 à Visa pour l’Image 2009) et il est très intéressant pour plusieurs raisons.
Le montage est extrêmement simple et efficace : on réalise un diaporama sonore qui sur le mode du témoignage qu’on balise de chapitres liés à la barre de progression. Ceux-ci se colorent au fur et à mesure de la progression dans le reportage, mais on peut aussi cliquer dessus pour naviguer au sein du sujet. En dessous, trois vidéos de professionnels permettent d’apporter une expertise sur les sujets abordés. Le tout est supporté par une mise en page sobre et élégante qui s’étale sur toute la page.
Pourquoi cela fonctionne-t-il aussi bien ? Je pense que c’est dû au fait que le Monde.fr a décidé d’appliquer au web ce que le lecteur pratique lui-même depuis l’invention du journal papier : la possibilité d’entrer dans le reportage par où il veut et au moment où il le désir. En papier, le lecteur choisirait d’entrer par une photo, un encadré, un intertitre, etc. On touche ici à une hantise du journaliste : lâcher la bride au lecteur, le savoir libre de gambader gaiement au sein d’un sujet sans suivre le parcours linéaire que le journaliste (esprit ô combien éclairé) à construit pour lui.

Le reportage organisé en chapitre très clairs
Autre point qui concourt à la qualité de ce reportage : je remercie chaleureusement le journaliste qui a réalisé la prouesse mentale d’associer les termes web et qualité. Eh oui, le web, ce n’est pas du sous-journalisme, c’est juste un nouveau support. C’est la manière de l’utiliser qui conduit les journalistes à faire autre chose que leur métier.
Mais qu’à donc fait Le Monde.fr pour réaliser un tel exploit ? Pas grand-chose en fait. Ils ont fait appel à ce qu’on nomme la compétence. Un propos pertinent (du journalisme quoi !) et un univers sonore maîtrisé, sensible, sur des images dont on aimerait rencontrer le niveau photographique un peu plus souvent.
Pareil pour les vidéos ; un montage sobre, claire et laissant le champs libre à un propos pertinent, porteur de sens. Il ne fallait rien de plus. On redécouvre timidement la qualité, une notion plutôt bien intégrée en photo dans les années 70-80 et en son radio jusqu’au début des années 2000. Sortir la tête de la soupe habituelle, ça fait tout drôle.
Enfin, la rubrique bibliographie avec sa section « Liens » permet à l’internaute d’approfondir le sujet par lui-même ; même si je la trouve pauvre et anecdotique dans le cas présent.
C’est une notion essentiel en rich-media. L’internaute doit pouvoir accéder à d’autres clés de compréhension que celles fournies par le journaliste. Sur le web, l’information n’est plus transmise de manière verticale, du journaliste savant au lecteur ignorant, mais de manière transversale, selon un parcours au sein duquel le journaliste constitue un « nœud de raccordement » entre une problématique et l’internaute qui a sûrement déjà une idée sur le sujet et la volonté (et la possibilité) d’aborder le sujet sous un tas d’angles différents.
Je vous invite à lire l’interview du réalisateur de ce reportage, Soren Seelow, qui raconte les coulisses d’un reportage qui aura tout de même demandé trois mois de réalisation.
Le problème de la rentabilité d’une telle réalisation, soulevé en commentaire de cette interview, reste entier et constitue, à mon sens, le point essentiel de la non prolifération de ces reportages.
Chers lecteurs, si d’aventure vous ne pouvez plus accéder au site, mais que vous voulez tout de même lire un article dont vous soupçonnez qu’il embellira votre existence et protégera votre famille du besoin pour les générations à venir (au hasard, celui-ci), veuillez procéder comme suit :

J’ai décidé cet après-midi de lancer l’upgrade du serveur sur lequel se trouve ce site. Tout ça après avoir listé pendant deux semaines les problèmes rencontrés par ceusses et ceux de mes compatriotes debianesques qui ont sué sang et eau tenté l’aventure.
Après m’être assuré de la bonne santé du serveur à coup de lignes ésotériques comme :
#aptitude autoclean && aptitude clean && deborphan && aptitude update && aptitude safe-upgrade && aptitude full-upgrade
j’ai relancé la même commande après avoir modifié le source.list en remplaçant les etch par lenny.
Tout se passe bien sauf le paquet Bastille qui part en vrille et que je dois débloquer à coup de dpkg, et le /boot qui sature à force de collectionner les vieux kernels.
Avant de redémarrer le serveur, je m’assure que tout s’est bien passé en relançant des bouts de la commande ésotérique pré-citée. Ouf, tout va bien. Enfin… presque.
Je lance un #reboot et j’attends. Normalement, je reprends la main très vite, mais là, impossible de relancer une connexion SSH. Le serveur ne communique plus avec l’extérieur (pour un serveur, c’est plutôt fâcheux). J’envisage alors les deux soucis typiques rencontrés lors de ce type d’upgrade (etch vers lenny) : le kernel panic ou le renommage intempestif des interfaces réseau.
Me voici bon pour me connecter en console directement sur la machine (comprendre porter à bout de bras un écran de 8 tonnes aller-retour sur deux étages pour contrôler deux lignes dans un fichier).
J’ouvre un shell en local ; une invite de commande me propose d’entrer mes identifiants ; ouf ! pas de kernel panic, c’est déjà ça (j’aime que les kernels restent zen).
Je subodore donc la deuxième option, celle du renommage intempestif de carte. Un coup d’ifconfig me confirme qu’un script-à-la-con m’a transformé eth1 en eth0.
Après 20 bonnes secondes de recherche sur le Net, je trouve la solution. Je tape donc ces quelques lignes :
# vi /et c/udev/rules.d/70-persistent-net.rules
Je remplace eth0 par eth1.
# vi /et c/network/interfaces
Je remplace les eth0 par eth1
#reboot
Bingo ! Je rattrape un shell en SSH, les services tournent tranquillement, les rapports de monitoring indiquent une activité normale. Le serveur ronronne peinard. Juste à temps pour l’apéro.
Pour une distribution utilisée massivement sur des serveurs administrés à distance, je trouve le coup du renommage d’interface réseau rendant toute connexion à distance impossible particulièrement bien trouvé.
Au fait, pour plus d’infos sur mes tribulations informatiques, rendez-vous sur mon blog dédié.
Encore une victoire de canard !
L’idée de départ est simple : Expliquer le contexte en infographies, puis recueillir les réactions des interlocuteurs de la table ronde.
Premier problème : les scientifiques n’ont pas été invités à cette table ronde, et nous n’avons pas pû rencontrer le professeur Belpomme. Pas de photo de lui donc. Il a fallu résoudre l’équation suivante : infographie muette + sons orphelins. Logiquement, l’idée s’est imposée de faire des infographies sonores, surtout que les interventions du scientifique sont pertinentes par rapport au contenu des infographies. Mais comment faire ça simplement ?
Un ami m’a inspiré la réponse lors d’un déjeuner, alors qu’il me parlait d’une solution simple pour créer un diaporama synchronisé avec le son en utilisant Picasa. Pourquoi alors ne pas créer un diaporama sonore d’une seule image dans Picasa puis l’exporter comme fichier vidéo ? Bingo ! Nous voilà avec une infographie sonore portant l’interview du scientifique.
Problème résiduel : le fichier de sortie nécessite un passage par Media-Convert pour être reconnu par Vuvox. Ce processus engendre un bug qui conduit à la disparition de l’image au bout d’une minute pile. Je n’en suis pas venu à bout pour le moment.
Deuxième problème : j’ai réalisé une photo panoramique de la table ronde. Quelle que soit la taille et la résolution employée, Vuvox dégrade irrémédiablement cette image. Il semble utiliser un paramètre de compression automatique sur lequel nous ne pouvons pas agir. Nous avons contourné le problème en coupant le panoramique en quatre images séparées de taille standard puis réassemblé le tout dans Vuvox.
Cette solution ne me convient qu’à moitié car les images se comportent en entités indépendantes. Cela rendrait par exemple compliqué l’application d’un son sur l’ensemble du panoramique.
Troisième problème : nous avons déposé certaines vidéos directement dans la timeline. Vuvox n’affichant que la première image à l’arrêt, nous avons dû refaire le montage en réajustant la première image de chaque vidéo.
Nous avions prévu quelques raffinements supplémentaires, mais le temps file à toute allure et, pour couronner le tout, Vuvox a rejeté l’envoi de tous les médias pendant une journée complète. Je concocte quelques trucs pour le prochain reportage multimédia réalisé avec Vuvox.
Voir le diaporama dans le contexte du dossier publié sur Le courrier des maires
Arrivé au siège de Nagra France à 10h00 avec les prémices d’un début de crachin sur la capitale, j’ai l’occasion de discuter avec Francis Guerra des capacités de l’enregistreur ainsi que des fonctionnalités futures. J’ai aussi pu voir le Nagra VI. La bestiole force le respect.
J’en profite pour noter que, de la commande chez Yes Audio à la réception chez Nagra-France, je n’ai rencontré que des interlocuteurs très pro et passionnés. Ce point est suffisamment rare pour être soulevé.
Le LB est le successeur de l’Ares-C et de l’Ares-BB+ ; c’est même un concentré des deux : un Ares-C évolué de la taille d’un BB. Les journalistes habitués à travailler avec les Ares ne seront pas dépaysés. Les « gros doigts » devront juste s’habituer un peu au gabarit riquiqui.
Visuellement, je trouve que le Nagra LB est une réussite. Tout petit, tout mignon, il dégage néanmoins une impression de robustesse. Normal, c’est du métal (corps en aluminium de 2mm d’épaisseur et montage des composants « en l’air »). Je fais un tour rapide dans les menus. C’est ergonomique. Et léger ! Un bonheur.
Bien sûr, je n’ai pas encore eu le temps de tester le rendu sonore, mais je ne doute pas de la qualité ; on est chez Nagra. J’ai juste tenté un montage à l’arrache sur la table de montage intégrée en condition difficile (au réveil en prenant mon thé les yeux à moitiés fermés et sans lire la documentation) : bingo ! On se croirait presque sous Netia. Avec toutes les fonctions de communication embarquées (Bluetooth, FTP, Ethernet, USB, etc.), ce modèle va taper fort en actu chaude.
Côté enregistrement, c’est du 16 ou 24 bits, de 44,1 à 192 kHz en PCM (WAV et BWF). Il y a aussi le MP2 et le MP3. On peut choisir d’utiliser la mémoire interne de 2 GB, une carte Compact Flash (avec possibilité de changer de carte en cours d’enregistrement) ou un périphérique USB : clé ou disque dur externe.
Seules manquent pour le moment les possibilités de diffuser en direct, mais c’est prévu. Les protocoles de diffusion modernes devraient permettre de broadcaster depuis à peu près n’importe où sur la planète.
La partie logicielle est encore en pleine évolution. Les mises à jour sont fréquentes, tout comme les versions du manuel utilisateur qui sortira bientôt en Français (la version finale en VF est en cours de réalisation par Yann-Dominique Bégault de Yes Audio). Elles sont disponibles sur le site de Nagra section Pro > Support > Nagra LB.
Note du 31 mars 2010 : Le manuel en Français est maintenant disponible.
Question accessoires, le « colis » est bien fournis : un adaptateur secteur qui peut servir à recharger les accus, avec 4 têtes permettant de se brancher sur toutes sortes de prises ; une clé bluetooth ; une housse dans le plus pur style Nagra avec une sangle matelassée agréable. Cette housse ne possède pas de rangement. Il faudra donc coudre une poche soi-même ou opter pour des housses (chez Audiobag, Petrol Bags ou Porta Brace, mais les prix sont dissuasifs).
Reste à tester la machine en conditions réelles de reportage. J’ai déjà quelques idées d’évolution et des remarques à faire remonter, mais chaque chose en son temps… Cet article évoluera au gré de mes trouvailles et remarques.
En bonus, voici le premier son enregistré avec le LB… en image. Un « Paris – Bordeaux – Le Mans », phrase de test mythique. Je ne pouvais pas faire moins pour inaugurer ce nouveau Nagra.

Premier son pris avec le Nagra LB (Paris-Bordeaux-Le Mans)
Mise à jour du 1° mai :
J’ai emporté le LB au cœur de la manifestation parisienne. Objectif : réaliser des interviews au milieu d’une foule dense, de bousculades et de mégaphones hurlants en arrière plan. Je suis convaincu ! Avec cet appareil compact, léger et solide, il est facile de se faufiler partout et de tenir longtemps sans risquer le tassement de vertèbres. En plein soleil, l’écran est lumineux et très visible.
Avec le LEM, le son est pur en interview et même en ambiances. Le rendu est très riche. Bien sûr, la manifestation n’est pas vraiment le lieu pour juger de la qualité audio d’un enregistreur, c’est pourquoi je n’approfondis pas (d’autant que je ne possède pas de système d’écoute à la hauteur) ; je préfère attendre les tests de Sound Designers et me faire mon idée sur du concert jazz et classique.
Mise à jour du 11 mai :
J’ai passé le week-end à tester l’enregistreur dans la nature (forêt, oiseaux, discussions en ballade, sources sonores imprévisible en direction et en intensité, etc.). Le résultat est plus que convaincant puisque la restitution du son démontre une grande amplitude, un son très riche et pur. Certaines situations m’ont obligé à pousser le gain au maximum. Malgré cela, aucun souffle ne se fait entendre à l’enregistrement, ce qui n’est pas le cas avec les écouteurs. Les prises de son en stéréo avec des micros adaptés devraient révéler bien plus de richesse que ce qu’est capable de donner mon LEM de reportage (utilisé en PCM 16 bits 48 Khz mono).
Cela dit, je n’ai pas utilisé les fonctions de limiteur et le filtre coupe-bas. A part le choix de la profondeur, la configuration de la partie audio est celle par défaut.
Côté pratique, il est très aisé de crapahuter dans les rochers avec ce matériel en plus d’un appareil photo. J’y aurais réfléchi à deux fois avec l’Ares-C, et je me serais fait payer pour tenter le coup avec le Nagra E ! Le LB ne se fait pas sentir à l’épaule. Porté en bandoulière, il ressemble à s’y méprendre à une petite sacoche comme tant de personnes en portent. J’adore cette discrétion.
Mise à jour du 29 mai (un mois d’utilisation jour pour jour) :
Après un mois d’utilisation en reportage, le LB se montre redoutable d’efficacité. Plus léger et compact que l’Ares-C, il se marie à la perfection avec les évolutions du métier, notamment l’évolution plurimédia. Car c’est un fait, le journaliste de demain sera est bon en photo/vidéo/son. Surtout pour le web. Cela ne veut pas dire (surtout pas !) qu’il doit faire des concessions sur la qualité. Ce serait une grave erreur. Surtout que le web permet de ne plus réserver le son au seul domaine de la radio.
Dans ce domaine, Nagra répond parfaitement à ces contraintes : un matériel léger, peu cher (professionnellement parlant s’entend), et répondant aux exigences les plus strictes en matière de qualité de son. Du coup, partir (relativement) léger avec du matériel photo/vidéo/son pour pas trop cher et de très haute qualité est tout à fait possible.
A l’heure où j’écris ces lignes, le Nagra n’est pas encore disponible en magasin, le firmware (logiciel interne) en est à la version 1.014 et des nouveautés apparaissent à chaque nouvelle mise à jour.
Pour le moment, le LB n’est pas capable de diffuser en direct, mais cela va venir. A ce moment, il sera totalement opérationnel pour être utilisable en radio. Ce sera alors un véritable studio portable/station de diffusion capable de faire du reportage, d’enregistrer un solo de piano, un tournage de film ou de capter le chant délicat des oiseaux dans le silence matinal de la campagne. Bref que du bon pour les journalistes.
Mise à jour du 5 mai 2010 (un an plus tard) :
Vous pouvez lire un retour d’expérience plus complet de ma part dans le Nagra News du mois d’avril 2010, que je présente dans un article écrit aujourd’hui même.
La veiller, après avoir contrôlé batteries et carte mémoire, j’ai estimé mes besoins en matériel, histoire de soulager mon sac de tout poids superflu. Je n’avais prévu qu’une petite quantité de matos. Après tout, ce n’est qu’une conférence de presse me disais-je alors (*), et rien ne justifie à priori un tassement précoce des vertèbres.
Au matin, quelques minutes avant de partir, je me ravisai au dernier moment et emportai tout le matériel. Même le Leica. Je comptais l’utiliser pour flâner du côté de la tour Eiffel pendant les deux heures de temps libre prévus entre le tour de table et la conférence de presse.
J’ai eu le nez fin ! D’abord, chose rare, tout le matos m’a servi. Ensuite, je me suis retrouvé pour la première fois avec une carte mémoire blindée avant la fin de la conférence pour cause de lumière pourrie (et allez savoir pourquoi Nathalie Kosciusko-Morizet est allée se planquer dans le coin le plus sombre pour répondre aux interviews). J’ai donc dû terminer l’exercice au Leica !
C’est la première fois que je suis confronté à ce type de situation : reportage d’actu chaude à réaliser au pied levé avec un boitier intégralement manuel. Mais, contrairement à ce à quoi je m’attendais, je me suis senti très à l’aise à shooter de cette manière. On fait d’autres choses en suivant un autre mode opératoire totalement différente. L’impossibilité de prendre plusieurs clichés de suite m’a obligé à repérer très rapidement les scènes intéressantes et à envisager le mode de prise de vue tout à fait différemment. De vieux réflexes me sont revenus (estimer la distance, la lumière, se déplacer, bouger sans cesse, focale fixe oblige). Utiliser un matériel différent m’a naturellement conduit à me détacher des autres photographes.
Je ne sais pas si ces images sont réussies (comme je ne peux pas les proposer pour publication pour cause de délais de traitement je ne les ai pas encore développées), mais je pense renouveler l’expérience, volontairement cette fois ! Bon, ça ne m’a pas empêché d’acheter illico une carte mémoire supplémentaire…
Pour se consoler de n’avoir aucune image issue du Leica à regarder, voici tout de même un portrait de NKM (au numérique donc).

Nathalie Kosciusko-Morizet lors du Grenelle des antennes-relais (© Guillaume Garvanèse)
(*) Enfin, façon de parler parce que j’avais quand-même en charge un type de production un peu particulier qui ne rendait pas la chose aussi anodine. Mais j’y reviendrai.
Il y a quelques jours, je vous faisais part de ce premier reportage multimedia réalisé pour la Gazette Santé-Social. Eh bien ce travail a été remarqué puisqu’il fait l’objet d’un article, lui aussi en rich media, sur le blog du journaliste Alain Joannes.
Lire la suite de l’article →
Ce concept rich-media est très intéressant et j’espère renouveler l’expérience en expérimentant les possibilités du système au maximum. La prochaine fois peut-être…
La réalisation est très simple malgré quelques limitations liées à la plateforme de création. Seul le montage audio est un peu compliqué : adepte de Netia Radio Assist, j’utilise une version gratuite tellement bridée que le montage des sons requière deux voire trois logiciels supplémentaires selon ce que je veux faire. Mais même dans ce cas, Netia reste un bijou.
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